Son et Lumière

Dunkirk beach, old chap

 

« Mais il possède, ce bombardement descendu des cieux, une capacité d’épouvante qui n’appartient véritablement qu’à lui ».

Les écrits de Marc Bloch (Une étrange défaite) relatifs au piqué du Stuka trouvent ici une magistrale mise en scène. Les basses du cinéma Max Linder font vibrer le fauteuil et garantissent des sensations comparables à celles d’un manège infernal. Comparaison physique, puisqu’à Dunkirk, l’angoisse domine.

Dunkerque
©Pierre Dupuis (Scénario, Dessin) / Jean-Jacques Chagnaud (Couleurs)

 

Un ennemi invisible, astuce d’écriture et commerciale, confère à ce film retraçant l’historique Opération Dynamo, un aspect horrifique. L’anxiété tend trois récits enchevêtrés : sur plage le héros, à venir les secours et Tom Hardy dans les airs aux commandes de son Spitfire.

Estampillé blockbuster avec la réalisation de Christopher Nolan, Dunkirk convie un public féminin en grand nombre et l’initie aux subtilités de la « mort au combat ». En revanche, la partie historique est mal traitée, l’armée française reléguée au rang de figurant. Dunkerque, cette « victoire de la déroute » est le support artificiel d’une expression cinématographique contemporaine, dont le sens est allégé au profit d’une compréhension minimale, pour un public maximal. On sort de la séance pour aller manger un hamburger avec les doigts.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s